En 2025, le monde de la vidéo numérique poursuit sa révolution au rythme effréné des innovations techniques. Le choix des codecs vidéo devient plus stratégique et impacte directement la qualité de diffusion, la gestion des ressources et l’expérience utilisateur. En effet, avec l’explosion des contenus en 4K, HDR, voire Dolby Vision, et la montée en puissance du streaming vidéo sur divers appareils, comprendre quels codecs s’imposent comme incontournables est essentiel pour tous les professionnels et passionnés. Des plateformes comme YouTube adoptent désormais des standards spécifiques, alliant compatibilité et performance, alors que le web pousse vers des technologies plus économiques en bande passante. Cette dynamique s’accompagne d’une évolution simultanée des formats conteneurs, entre MP4, MOV et WebM, qui conditionnent la manière dont les vidéos sont empaquetées et lues.
À l’heure où la maîtrise du flux vidéo influe sur la rapidité d’affichage, le poids des fichiers, et in fine sur la conversion des visiteurs en clients, il est crucial de ne pas se contenter d’un simple choix technique, mais de comprendre l’ensemble du parcours de la vidéo, de la capture à la diffusion. Ainsi, les codecs incontournables en 2025 mettent en avant des solutions équilibrées entre compression efficace, qualité visuelle optimale et compatibilité élastique avec les multiples plateformes et périphériques.
Comprendre les fondamentaux des codecs vidéo et leur rôle dans la compression vidéo moderne
Les codecs vidéo jouent un rôle clé, souvent méconnu, dans la chaîne de production audiovisuelle. Il ne s’agit pas uniquement d’un format, mais d’une technologie qui compresse des données visuelles pour les rendre transportables et lisibles sur une multitude de supports. La compression vidéo repose sur des compromis complexes entre qualité, débit, latence et capacité de décodage des appareils.
Un codec agit lors de deux phases essentielles : l’encodage et le décodage. L’encodage réduit la taille brute d’une vidéo en exploitant la redondance entre images successives (compression inter-image) ou à l’intérieur d’une même image (compression intra-image). Par exemple, dans une scène où le fond reste statique mais que des éléments bougent, le codec réduit drastiquement les informations à stocker en ne traitant que les différences. Cela explique pourquoi un contenu animé avec de forts contrastes, du grain ou des effets de lumière (comme ceux utilisés en Dolby Vision ou HDR) peut être plus compliqué à comprimer sans perdre en qualité.
La lecture finale dépend aussi de la capacité du matériel à décoder ces flux. Certains codecs sont très économes en bande passante, mais exigent des capacités de calcul accrues. Les utilisateurs finaux sur appareils peu puissants peuvent alors rencontrer des difficultés, comme des lectures saccadées. Cette réalité impose souvent un arbitrage entre performance et accessibilité. Cette complexité technique éclaire l’apparition et la popularité des codecs comme H.264, H.265 (ou HEVC) et AV1 en 2025, qui cherchent un équilibre entre compression avancée et compatibilité.
Dans un paysage où les vidéos intégrées sur les sites e-commerce doivent non seulement séduire mais convertir, la compression vidéo optimise la rapidité de chargement tout en préservant la fidélité visuelle. Ainsi, le choix du codec est un levier stratégique pour améliorer l’expérience utilisateur et maximiser le taux de conversion. Une vidéo trop lourde ou difficile à lire découle souvent d’un mauvais choix technique au départ.

Les codecs H.264, H.265 (HEVC) et leur place dominante dans le streaming vidéo en 2025
Le H.264, sorti au début des années 2000, reste l’un des codecs vidéo les plus répandus en 2025, en grande partie grâce à sa compatibilité universelle. Il est supporté par une majorité d’appareils, d’ordinateurs aux smartphones, sans nécessiter de matériel spécifique. Sur YouTube, parmi d’autres services de streaming, H.264 est encore la pierre angulaire pour garantir une lecture fluide dans la majorité des contextes. Sa technologie repose sur une compression inter-image très efficace, mais présente certaines limites notamment en termes de poids des fichiers à haute résolution.
Pour pallier ces limites techniques, le H.265, aussi appelé HEVC (High Efficiency Video Coding), offre une compression bien plus avancée. Cette dernière permet de réduire le débit nécessaire d’environ 50 % tout en conservant une qualité équivalente à celle de H.264. Par conséquent, pour des vidéos UHD, le gain est spectaculaire, tant en termes d’économie de bande passante que de fluidité. En production professionnelle ou sur les plateformes capables de tirer profit du H.265, on privilégie donc ce codec pour un rendu optimal.
Cependant, le H.265 présente ses propres défis. Sa compatibilité reste moins universelle, notamment sur des appareils plus anciens ou en environnement web parfois restrictif. Le codec souffre en outre d’une complexité algorithmique qui se traduit par des temps d’encodage plus longs et des exigences matérielles plus élevées côté décodage. De plus, des questions liées aux licences peuvent freiner son adoption complète dans certains secteurs. En pratique, beaucoup d’acteurs du streaming adoptent une double offre : une version H.264 “fallback” pour garantir la compatibilité et une version H.265 pour les appareils modernes.
Par ailleurs, le H.265 supporte parfaitement les technologies récentes comme le HDR ou le Dolby Vision, ce qui le rend encore plus pertinent à l’heure où la qualité d’image ne se limite plus à la résolution seule.
AV1 et VP9 : codecs open source pour un web plus performant et durable
Avec l’essor du streaming en ligne et l’augmentation constante des besoins en qualité à débit réduit, les codecs ouverts comme AV1 et VP9 ont trouvé une place majeure en 2025. Ces deux technologies reposent sur des normes ouvertes et gratuites, facilitant leur intégration dans les navigateurs web et plateformes vidéo.
VP9, créé par Google, a su s’imposer dans le streaming web notamment sur YouTube, en proposant une compression nettement meilleure que H.264, surtout à hautes résolutions. Il assure un bon compromis entre qualité et débit, tout en étant supporté par la majorité des navigateurs modernes. Cependant, son encodage reste assez gourmand en ressources, ce qui limite son adoption dans certains contextes de production rapide.
AV1, développé par l’Alliance for Open Media, va plus loin en 2025. Il fournit une compression encore plus performante que VP9 et rivalise avec HEVC, sans les contraintes de licences. Sa complexité place l’encodage AV1 parmi les plus longs, mais les progrès logiciels et matériels permettent désormais de l’envisager sérieusement pour des plateformes ambitieuses cherchant à réduire leur empreinte de bande passante sur la durée.
Le choix d’AV1 dans la diffusion s’appuie aussi sur une tendance forte : proposer un codec performant autant pour la 4K que pour les vidéos en HDR. Ce codec est conçu pour résister à la montée en résolution et aux profils de couleurs étendus, ce qui en fait une solution durable.
En 2025, on observe cependant une mixité pragmatique : les plateformes distribuent souvent plusieurs versions de la même vidéo — AV1 pour les utilisateurs avec équipements récents et connexion rapide, VP9 ou H.264 comme solutions de secours pour les anciens dispositifs.

ProRes, RAW et autres codecs de production : l’importance des workflows en postproduction vidéo
Si les codecs H.264, H.265, AV1 ou VP9 dominent la diffusion, le monde de la production vidéo repose sur d’autres formats, notamment ProRes et RAW. Ces codecs ne cherchent pas à minimiser la taille des fichiers, mais à préserver la qualité pour la postproduction.
ProRes, développé par Apple, est devenu un standard pragmatique en tournage et montage. Il offre un excellent équilibre entre poids et qualité, tout en permettant une lecture fluide pendant le montage, même sur des stations moins puissantes. En conservant la plupart des détails visuels, ce codec facilite les corrections colorimétriques, l’ajustement des effets, et les multiples exportations sans dégradation notable.
De son côté, le codec RAW s’apparente à un “négatif numérique” : il conserve un maximum de données issues du capteur de la caméra sans perte, autorisant une latitude maximale en étalonnage. Ce format, incontournable dans les productions de films ou documentaires haut de gamme, exige en revanche une infrastructure de stockage conséquente et des machines puissantes pour gérer le flux.
Le choix entre ProRes et RAW dépend de la nature du projet et des exigences artistiques. Dans tous les cas, ces codecs sont des maillons indispensables de la chaîne vidéo, garantissant que la qualité initiale soit conservée avant l’application de compressions finales plus agressives destinées à la diffusion.
Stratégies pour bien choisir son codec vidéo en 2025 : entre performance et adaptabilité
Face à une offre de codecs vidéo incontournables en 2025 aussi diversifiée, il convient d’adopter une méthode claire pour ajuster son choix aux contraintes réelles. La question centrale n’est plus simplement « quel codec choisir ? », mais plutôt « comment aligner codec, format et usage pour optimiser qualité et expérience ? »
Voici une liste de critères déterminants :
- Destination de la vidéo : streaming web, diffusion sur mobiles, télévision connectée, postproduction ;
- Compatibilité des appareils visés : anciennes machines, smartphones récents, smart TV, navigateurs spécifiques ;
- Exigences de qualité : nécessité d’HDR, Dolby Vision ou simple HD standard ;
- Fréquence de production : export quotidien versus catalogage long terme ;
- Capacités de stockage et de calcul : temps disponible pour l’encodage, puissance des machines ;
- Contraintes légales et économiques : licences de codec, coûts associés.
Dans certains cas, une stratégie multi-codecs s’impose : proposer un débit optimisé en AV1 ou HEVC pour les utilisateurs récents, tout en offrant une alternative simple en H.264 pour garantir un maximum d’accessibilité. De même, une bonne stratégie repose sur des réglages précis tels que le choix d’un profil 10 bits pour éviter les dégradés visibles, l’utilisation d’une résoluton adaptée et l’encodage en deux passes pour équilibrer qualité et poids du fichier.
Le tableau suivant détaille les interactions clés entre codecs majeurs et usages types :
| Codec | Avantages | Inconvénients | Usages recommandés |
|---|---|---|---|
| H.264 | Compatibilité universelle, faible exigence hardware | Compression moins efficace en UHD, poids des fichiers | Streaming grand public, vidéos sur site e-commerce |
| H.265 (HEVC) | Meilleure compression, support HDR/Dolby Vision | Compatibilité restreinte sur anciens appareils, licences | Streaming UHD, productions premium |
| AV1 | Open source, compression très efficace, durable | Temps d’encodage élevé, compatibilité limitée | Streaming web, contenus à long terme |
| VP9 | Bonne compression, open source, supporté par les navigateurs | Encodage gourmand, plus lent | Streaming vidéo web, YouTube |
| ProRes | Qualité élevée en postproduction, montage fluide | Fichiers volumineux | Production vidéo, étalonnage, archivage |
| RAW | Qualité maximale, latitude créative | Gestion complexe, stockage important | Films, documentaires haut de gamme |
En définitive, le succès d’une vidéo en 2025 passe par la maîtrise technique du codec, mais surtout par une intégration cohérente dans le tunnel de conversion et les scénarios d’usage. Diffuser une vidéo encombrante mais belle ne fait plus sens si la lecture est difficile ou si la compatibilité fait défaut.

Quelle est la différence entre codecs vidéo et formats vidéo ?
Les codecs vidéo sont des méthodes de compression/décompression des données visuelles tandis que les formats vidéo (ou conteneurs) regroupent les flux vidéo, audio et métadonnées. Un même codec peut être présent dans différents formats comme MP4 ou MOV.
Le codec H.265 est-il toujours préférable à H.264 ?
Le H.265 offre une meilleure compression et qualité pour un débit moindre, mais sa compatibilité est moins étendue que H.264. Le choix dépend du public cible et des appareils utilisés.
Quand utiliser le codec AV1 ?
AV1 est particulièrement adapté pour le streaming web avec une forte contrainte de débit et pour des contenus destinés à durer, car son encodage est plus lent mais très efficace.
Les codecs ProRes et RAW sont-ils adaptés à la diffusion en ligne ?
Ces codecs sont avant tout conçus pour la production et la postproduction. Ils offrent une haute qualité pour le montage et l’étalonnage, mais ne sont généralement pas destinés à la diffusion en ligne.
Comment éviter la perte de qualité après plusieurs exports ?
Il est conseillé de conserver un master de haute qualité (souvent en ProRes), de limiter les ré-encodages successifs, et d’encoder uniquement lors de la livraison finale avec des réglages adaptés comme le 10 bits et une résolution cohérente.


